14 avril 2008
Pourquoi le rugby?
Récemment, cette question me fut encore posée par un troll adepte de foot. N'ayant pas voulu entrer dans une discussion stérile car pourvu d'une capacité réflexive proche de 0, je me suis abstenue de tout commentaires. Mais, reste que cet interrogation si répétitive me pousse à me demander, effectivement, pourquoi j'aime le rugby?
Quand on y pense, rien ne me prédestinait à vivre cette passion. Certe, les représentants mâles de ma famille regardaient de près ou de loin le tournoi des V Nations mais je ne me souviens pas avoir jamais jeté un oeil ne serait-ce que vaguement intéressé. Plus tard, je me souviens avoir regardé avec mon frère et avoir fait cette réflexion stupide qui me vaudra tous les sarcasmes de mes amis de l'ovalie " Mais pourquoi ils font des passes en arrière pour avancer? C'est complètement stupide!" Il a bien sur tenté d'instruire sa rand seur en lui expliquant les règles mais, étrangement, je n'ai pas mis beaucoup de bonne volonté pour comprendre. Aussi a-t-il abandonné l'affaire.
Je me souviens pourtant comme si c'était hier de mon premier match, qui fut également mon premier déplacement. En effet, à force d'entendre une de mes amies me parler des matchs auxquels elle allait, j'ai eu envie d'essayer. Après tout, il faut tout essayer au moins une fois. Aussi acceptai-je de la suivre au fin fond de l'Ecosse pour la finale de HCup 2005 entre le Stade Français et le Stade Toulousain. Ignorante au possible, peu m'importais la couleurs du maillot de supporter que j'allais porter. Elle entreprit de m'expliquer les règles, le terrain, les postes (dessin à l'appui) puis de me parler des différents joueurs qui allaient évoluer sous mes yeux durant 80 min. L'aller fut très joyeux et regorgeait de discussions techniques à n'en plus finir sur les derniers matchs de Top 16. Que retiendrais-je d'Edimbourg? Une marée de drapeaux bleus se dispersant, un McDo caractéristique et immangeable, une ville pleine de caractère où j'aurai plaisir à retourner et enfin UN match de rugby.
Encore aujourd'hui, j'ignore ce qui m'a le plus séduit : l'ambiance entre supporters; l'enthousiasme à soutenir une équipe dont je ne connaissais aucun acteur; le fête malgré la défaite; les chants à la sortie de Trevor; la discussion que j'ai eu avec un toulousain de le tv (je précise que ma timidité était légendaire en ce temps); ce premier autographe que j'ai obtenu dans le bus; les sourires et la disponibilité combinée de Greg, Bastien, Raphaël et d'autres; le match en lui-même bien que les spécialistes regrettaient l'absence d'essais. A dire vrai, je crois que même les 37 heures de car m'ont séduites et pourtant le temps me semblait long, le confort relatif et le sommeil absent.
Ce jour là, je suis tombée dans le monde ovale et je n'ai pas l'intention d'en ressortir de sitôt. Le rugby n'est pas uniquement un sport, c'est devenu une passion qui m'a permis de rencontrer des personnes différentes et attachantes; qui m'a donné des moments de joie (victoire contre l'ASM en juin dernier), de peine (le quart de finale à Leicester), de délires (la demie-finale à Lyon ou plutôt le TGV pour Lyon), de figurations (chanter, applaudir, encourager sans bruit)... Je ne peux pas tout citer cela serait trop long. Ma timidité légendaire s'atténue au fur et à mesure que je côtoie tous ces amoureux du ballon ovale.
Alors à tous ceux qui m'ont demandé ou me demanderont "Pourquoi le rugby" je vous répond: Et pourquoi pas le rugby?
02 avril 2008
C'est une victoire... C'est une victoire pour toi Thierry!
On me le répète depuis le début de la saison, Bayonne c'est le déplacement à faire! Qu'à cela ne tienne, je les prend au mot et me voici inscrite pour ce mythique déplacement. Honnêtement, je n'ai pas été déçu, je dirais même que ce déplacement à tenu toutes ses promesses. On va tet commencer par le début, qu'est-ce z'en penser? c'est mieux non?
Rendez-vous était pris, 23h30 départ de jean bouin, aucun retard accepté sous peine de "violentes tortures" de la part de la "méchante mamaours" Comment ça je suis pas crédible quand je dis ça? C'est parce que vous l'avez jamais vu quand elle est en colère la taulière!! Remarquez, moi non plus et je m'en porte pas plus mal. Enfin bref, chargement soit dans la soute (tambours, drapeaux et surprise) soit dans le car pour le ravitaillement liquide ou solide. Pour l'occasion, on retrouve l'ancien bus du PSG qui nous a déjà accompagné à Toulouse en début de saison. Souhaitant que l'issu du match et le temps soit différent, nous nous installons gaiement en laissant les places du fond au "grand" Junior.
A peine parti, le ton est lancée: fous rire en chaîne grâce à la gloubi goulba night, à Nadia et au rire inimitable de Nico; discussion autour du match ST/BO, les victuailles qui sortent de partout, bref tout est de mise pour un super déplacement. Malheureusement, le bus nous fait défaut, impossible de mettre le CD préparé par papaours. Les aires d'autoroutes sont des terrains propices pour un entraînement improvisé. Mais gare au seau d'eau! Dommage, il y a pas de preuve en image.
Peu à peu, les yeux se ferment un peu partout dans le car! Partout? Non, trois irréductibles résistent encore et toujours au Dieu autocar. Enfin, je devrais plutôt dire 2 et demi car Ipod, il dit qu'il dors jamais dans un car mais on a des preuves que c'est que des mensonges d'abord. Étrangement, l'animation du car coïncide avec le réveil de Nico, faut-il y voir un rapport de cause à effet? Il est à peine 8h et nous sommes en route pour une ptite dégustation de vin ( veuillez m'excuser, j'ai oublié le nom du village). Petite visite guidée par le maître des lieux. Cependant, on observant l'assistance, on se rend compte que tous n'attendent qu'une chose: "quand est ce qu'on goûte? c'est vrai ça, on nous a pas réveillé pour rien!" Mes connaissances en oenologie étant très limitées, je m'abstiendrais de tout commentaires, pour plus d'infos, voyez avec mes compagnons de route.
Retour dans le car pour la dernière étape du voyage. Arrivée à bon port, direction le bar de l'Aviron Bayonnais où nous prenons l'apéro tous ensemble avant de nous installer pour un bon petit repas.
A la table juste à côté de la notre, une petite fille supportrice du SF entouré de ses parents bleu et blanc nous demande un drapeau rose ainsi que notre signature à tous. Très flattés de donner notre premier autographe nous nous exécutons avec joie. Le temps tourne et nous avons pas mal de boulot à faire dans le stade alors nous plions bagages et c'est parti. Première constatation, la tribune est en plein soleil, on va crever de chaud car on a pas prévu, on a pu l'habitude du soleil nous sur Paris. Enfin bref, on va pas se plaindre. Au milieu de tout ce bleu et blanc, du rose s'est déjà installé. Des bisous à droite, des "comment ça va? bien passé le voyage?" à gauche, des "je suis contente de vous voir" au centre et nous voilà parti à installer tout notre matériel car mine de rien être au tambour c'est toute une organisation. Comme il y avait 5 tambours et seulement 3 habitués du tambours, Batman, Virginie et moi avons joué du tambours.
Au bout d'un quart d'heure de jeu, Jerem se tourne vers le VDD en disant "Vous avez remarquez, ça fait 15 minutes qu'on joue et Damien a pas fait de faute de rythme, ça mérite un hommage! Bravo Damien bravo... Bravo Damien bravo...
Fin du match, victoire bonifiée du SF dédiée à Thierry Gilardi qui nous a quitté beaucoup trop tôt. Les joueurs sont partis très vite après le match, c'est limite si j'ai pu voir mon joueur fétiche... Ensuite dispersion dans les rues de Bayonne qui pour aller à la boutique, qui pour aller boire une bière, qui pour aller acheter l'écharpe du SF que l'on trouve qu'à Bayonne. Petite virée dans la rue qui accueillait les fêtes de Bayonne, très sympa ma foi, ils ont tous des drapeaux de l'Aviron et j'ai même pas pu en choper un. Le retour sur Paris ressemble beaucoup à l'aller, ravitaillement pour commencer et les yeux qui se ferment petit à petit mais là seuls deux irréductibles sont éveillés mais bon ya qu'à pas avoir des bosses sur la route quand les yeux se ferment surtout que ça fait mal au dos. Voilà, le week end basque s'achève, direction le lit pour un repos salvateur mais franchement je ne regrette rien, j'ai passé un super week-end, j'ai vu mes amis, mon équipe a gagné que demander de plus?
Contrairement à d'habitude, la plupart des photos n'ont pas été prises par moi mais par Papaours, Valentine, Damien, Nadia, Batman.























